Foire aux questions

1. Qu'est-ce que le bruit ?

Phénomène omniprésent dans le monde moderne, le bruit se définit par des sons indésirés ou gênants. En règle générale, plus le son est fort, plus la gêne est grande. La sensibilité au bruit varie cependant d'une personne à l'autre ou même d'un moment à l'autre, car deux sons de même intensité peuvent être perçus de façons très différentes. Certaines personnes auront du plaisir à écouter un concert de musique rock même si le niveau sonore peut parfois dépasser le seuil de risque pour l'ouïe. Par contre, une personne qui n'aime pas la musique rock ou qui s'adonne à des activités exigeant de la concentration sera dérangée par ce même concert.

2. Comment perçoit-on et mesure-t-on le bruit ?

Le son est la perception par l'ouïe des vibrations ou des ondes qui se propagent dans l'air. Il s'agit en fait de minuscules variations de la pression de l'air, qui sont enregistrées par le tympan.

Le son est caractérisé par la fréquence et l'intensité.

  • La fréquence, ou la hauteur du son, se mesure en hertz. C'est le nombre de vibrations par seconde. Plus ce nombre est élevé, plus le son est aigü; plus il est bas, plus le son est grave.
  • L'intensité, ou le niveau sonore, correspond à la pression acoustique et se mesure habituellement en décibels (dB). Mais parce que l'oreille humaine interprète l'intensité en fonction de la fréquence du son, on utilise le plus souvent une pondération (A) qui accorde plus de poids aux sons aigus qu'aux sons graves. Ainsi, le dB(A) est l'unité retenue pour représenter le bruit ambiant.

Il est important de savoir que l'échelle des décibels est une échelle logarithmique. 0 dB correspond au seuil d'audition, 140 dB au seuil de douleur.

Les décibels ne se multiplient pas : deux tondeuses à gazon générant chacune 60 décibels ne font pas un bruit de 120 dB mais de 63 dB; de même 10 tondeuses de 60 dB chacune génèrent un bruit de 70 dB. Pour l'ouïe, une augmentation de 3 dB (multiplication de la source de bruit par 2) est perceptible; une augmentation du niveau sonore de 10 dB (multiplication de la source de bruit par 10) est ressentie par notre ouïe comme un doublement du bruit.

3. Qu'est-ce qui cause le bruit des avions ?

On distingue deux principales sources de bruit : le bruit des moteurs et le bruit aérodynamique causé par l'écoulement de l'air autour de l'appareil en vol. Le bruit des moteurs est prépondérant au décollage, lorsque la poussée est maximale. À l'atterrissage, le bruit aérodynamique peut devenir aussi important que le bruit des moteurs.

4. Y a-t-il des différences entre les types d'appareils ?

En règle générale, les avions plus gros font plus de bruit que les petits appareils. Mais, la taille n'explique pas tout. Avec le perfectionnement technologique des moteurs, certains petits appareils anciens peuvent être aussi bruyants que les gros porteurs de nouvelle génération.

Les performances acoustiques de chaque type d'avion de transport sont caractérisées par trois niveaux de bruit déterminés selon des procédures définies par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Ces trois niveaux de bruit correspondent à l'approche, au décollage à pleine puissance et au survol. Les normes fixées tiennent également compte de la masse de l'aéronef et du nombre de moteurs.

On distingue actuellement plusieurs générations d'avion communément appelées « chapitres » dans l'industrie aéronautique. Il peut y avoir jusqu'à 8 décibels d'écart entre les générations, ce qui est considérable.

  • Les appareils de chapitre 2 sont de vieux appareils datant d'avant 1977 et équipés de moteurs d'ancienne génération. Sauf exceptions, ces appareils sont interdits de vol au Canada depuis 2002.
  • Les appareils de chapitre 3 correspondent à la majorité des avions commerciaux actuellement en exploitation. À noter que certains appareils de chapitre 2 ont été munis d'atténuateurs de bruit («hush kits») afin d'améliorer leur niveau de certification acoustique. Ces appareils respectent marginalement les normes du chapitre 3 et sont donc plus bruyants que les appareils certifiés chapitre 3 dès le départ.
  • Le chapitre 4 est une nouvelle catégorie acoustique instituée par l'OACI en 2002 que tous les nouveaux appareils construits après 2006 doivent respecter.

Niveaux de bruit de certification – principaux avions qui opèrent à Montréal-Trudeau :

Les transporteurs aériens choisissent leur flotte d’appareils. Les avions et les hélicoptères doivent respecter les normes de certification acoustique internationales qui sont adoptées par le Conseil de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale). Ces normes prennent en considération la masse de l'aéronef et le nombre de moteurs. Elles édictent également la méthode à utiliser pour évaluer le niveau de bruit.

Transports Canada émet les certifications pour l’opération d’aéronefs au Canada. Tous les aéronefs doivent être conformes aux normes relatives au bruit de l’OACI qui sont intégrées dans le Règlement de l’aviation canadien.

Lors de la certification d’un aéronef, les mesures doivent être effectuées à trois points de certification correspondant à l'approche, au décollage et au survol latéral tel qu’illustré ci-dessous (tiré de la section « Bruit des aéronefs » du site de l’OACI – disponible en anglais seulement).

Certification - illustation OACI.jpgEmplacement des points de mesure au décollage et à l’atterrissage :

• Décollage (take-off/Flyover) : point situé à 6,5 km sous le couloir de départ à partir du début du roulement au décollage (point de relâche des freins).

• Approche : point situé à 2 km du seuil de la piste, sous le couloir d’approche.

Les niveaux ainsi mesurés sont corrigés selon la tonalité des sons enregistrés et leur durée. Le niveau sonore ainsi obtenu est exprimé en EPNdB ou niveau effectif de bruit perçu. Par conséquent, les niveaux de certification ne peuvent être comparés avec ceux lus par des sonomètres qui sont généralement exprimés en dB(A).

2019-FAQ-Q4 - Certification tableau 1.jpg

2019-FAQ-Q4 - Certification tableau 2.jpg

2019-FAQ-Q4 - Certification tableau 3.jpg

 

5. Quels types d'appareils retrouve-t-on à Montréal-Trudeau ?

La quasi-totalité des appareils de transport de passagers opérant à Montréal-Trudeau sont certifiés chapitre 3 ou chapitre 4. On retrouve encore quelques appareils qui ont été recertifiés chapitre 3 car ils sont munis d'un amortisseur « hush kit ». Ces avions représentent un très faible pourcentage de la flotte opérant à Montréal-Trudeau et sont utilisés pour desservir des destinations nordiques.

2019-FAQ-Q5-F.jpg

  • À Montréal-Trudeau, 65 % du trafic aérien se compose d'avions de moins de 45 000 kg.
6. Combien y a-t-il de pistes à Montréal-Trudeau et comment les désigne-t-on ?

Une nomenclature universelle existe pour désigner les pistes d'un aéroport. Le numéro correspond à l'angle de la piste par rapport au nord magnétique. Par exemple, la piste 28 est alignée à 280 degrés, et la piste 10 à 100 degrés, la différence entre les deux directions d'une même piste devant toujours donner 180 degrés. De plus, quand deux pistes sont parallèles, on les distingue, par convention, par les lettres R et L (D et G en français), selon qu'elles sont à droite ou à gauche l'une de l'autre. Ainsi, en termes de navigation, l'aéroport Montréal-Trudeau compte six pistes : 10 et 28, 06D et 24G et 06G et 24D. Notons que cette configuration est la même depuis 1958.

FAQ_Question06_F_2.jpg

 

7. Qu'est-ce qui détermine l'utilisation des pistes à Montréal-Trudeau ?

L'utilisation des pistes est dictée d'abord et avant tout par des considérations de sécurité aérienne et, en particulier, par les conditions météo. Les avions doivent notamment atterir et décoller contre le vent. Les considérations opérationnelles, comme le type d'appareil et la longueur de la piste, sont également importantes. La fermeture temporaire d'une piste, par exemple pour permettre des travaux de réfection, a aussi pour effet de concentrer le trafic sur les autres pistes.

Enfin, il existe un système de pistes préférentielles pour les opérations de nuit. Les tableaux et schémas ci-dessous présentent les taux d'utilisation des différentes pistes pour les années 2006 à 2017.

Statistiques 2006 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 14 665 14 % 4 982 5 %
06R 10 947 10 % 23 102 22 %
10 3 304 3 % 1 037 1 %
24L 28 970 28 % 43 669 42 %
24R 44 815 43 % 6 585 6 %
28 1 580 2 % 24 943 24 %
Total 104 281 100 % 104 318 100 %

 

Statistiques 2008 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 19 238 17 % 6 910 6 %
06R 10 409 9 % 24 499 22 %
10 1 074 1 % 135 0 %
24L 29 272 27 % 30 900 28 %
24R 49 225 45 % 11 515 10 %
28 993 1 % 36 448 33 %
Total 109 211 100 % 110 407 100 %

 

Statistiques 2009 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 15 579 15 % 8 497 8 %
06R 10 235 10 % 23 892 23 %
10 6 933 7 % 399 0 %
24L 29 118 28 % 37 534 37 %
24R 41 057 39 % 5 498 5 %
28 1 405 1 % 28 517 27 %
Total 104 327 100 % 104 337 100 %

 

Statistiques 2010 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 17 909 17 % 5 778 5 %
06R 11 826 11 % 26 293 25 %
10 2 492 3 % 287 0 %
24L 24 805 23 % 44 505 42 %
24R 48 228 45 % 1 732 2 %
28 1 265 1 % 27 971 26 %
Total 106 525 100 % 106 566 100 %

 

Statistiques 2011 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 25 517 22 % 10 535 9 %
06R 9 913 9 % 26 329 23 %
10 1 784 2 % 336 0 %
24L 20 642 18 % 41 013 36 %
24R 55 342 49 % 5 691 5 %
28 765 1 % 29 981 26 %
Total 113 893 100 % 113 885 100 %

 

Statistiques 2012 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 19 493 17 % 5 175 5 %
06R 11 895 10 % 29 976 26 %
10 3 278 3 % 72 0 %
24L 34 563 31 % 55 777 47 %
24R 44 084 38 % 1 974 2 %
28 580 1 % 20 906 20 %
Total 113 893 100 % 113 880 100 %

 

Statistiques 2013 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 19 030 17 % 8 385 8 %
06R 9 972 9 % 21 764 20 %
10 80 0 % 55 0 %
24L 19 834 19 % 68 779 62 %
24R 60 859 55 % 4 454 4 %
28 353 0 % 6 659 6%
Total 110 128 100 % 110 096 100 %

 

Statistiques 2014 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 22 736 21 % 3 807 4 %
06R 6 403 6 % 26 233 24 %
10 161 0 % 86 0 %
24L 31 016 29 % 39 662 37 %
24R 47 511 44 % 30 856 29 %
28 114 0 % 7 170 7%
Total 107 941 100 % 107 814 100 %

 

Statistiques 2015 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 20 932 19 % 4 681 4 %
06R 6 661 6 % 23 850 22 %
10 435 1 % 93 0 %
24L 23 242 21 % 62 353 58 %
24R 57 032 53 % 8 339 8 %
28 262 0 % 9 199 8%
Total 108 564 100 % 108 515 100 %

 

Statistiques 2016 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 24 843 22 % 5 932 5 %
06R 7 256 6 % 27 887 25 %
10 968 1 % 126 0 %
24L 18 761 17 % 52 380 47 %
24R 59 026 53 % 12 238 11 %
28 682 1 % 12 986 12 %
Total 111 536 100 % 111 549 100 %

 

Statistiques 2017 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 24 447 21 % 4 558 4 %
06R 7 234 6 % 28 448 25 %
10 71 0 % 40 0 %
24L 19 643 17 % 71 405 61 %
24R 63 797 55 % 8 488 7 %
28 394 0 % 3 149 3 %
Total 115 586 100 % 116 088 100 %

 

Statistiques 2018 d'utilisation totale des pistes / Jour et nuit combinés
Piste Nb. d'arrivées % Nb. Départs %
06L 21 358 18 % 11 010 9 %
06R 15 029 13 % 26 353 22 %
10 0 0 % 0 0 %
24L 20 027 17 % 75 019 63 %
24R 62 155 52 % 6 436 5 %
28 5 0 % 423 0 %
Total 118 574 100 % 119 241 100 %

 

8. Pourquoi y a-t-il des avions au-dessus de mon quartier ?

La plupart des quartiers de Montréal sont susceptibles d'être survolés à tout moment au cours d'une journée. La majorité des avions volant au-dessus de Montréal décollent ou atterrissent à Montréal-Trudeau. Toutefois, il faut savoir qu'il y a d'autres aéroports à proximité, dont celui de St-Hubert. Souvent, les avions au-dessus de Lachine, par exemple, se dirigent vers St-Hubert (ou en arrivent).

Au décollage, les jets peuvent virer à droite ou à gauche, selon leur destination, dès qu'ils atteignent 3000 pieds d'altitude; quant aux avions à hélices, ils doivent virer le plus tôt possible afin de libérer la voie aux jets plus rapides. Les avions qui atterrissent à Montréal-Trudeau doivent suivre une trajectoire très précise, directement en ligne avec la piste et avec une pente de 3 % par rapport à l'horizontale. Comme il y a six pistes (trois pistes physiques ayant deux sens chacune), il y a donc six corridors d'approche traversant un grand nombre de quartiers.

FAQ_Question08_F.jpg

 

9. Pourquoi y a-t-il plus d'avions à certaines heures ?

L'aéroport a des heures de pointe, le matin et le soir. En cela, le transport aérien n'est pas différent des autres modes de transport. En effet, qu'il s'agisse des autoroutes, des ponts, du métro ou des trains de banlieue, l'achalandage est plus intense aux heures de pointe des travailleurs.

Ainsi, de nombreux vols domestiques et transfrontaliers fréquentés par les gens d'affaires partent tôt le matin pour leur permettre de faire leur journée de travail et de revenir le soir même.

Les vols transatlantiques, quant à eux, tendent à arriver l'après-midi et à repartir en soirée. Afin de permettre deux rotations par jour, certains vols vers le sud quittent très tôt le matin, reviennent en après-midi, puis repartent pour finalement revenir tard le soir.

10. Pourquoi il y a des avions certains jours et d'autres jours, pas?

Tout dépend de la direction des vents et de l'utilisation des pistes.

Pour des raisons de sécurité, les avions doivent décoller et atterrir contre le vent. À Montréal, les vents dominants sont du sud-ouest, donc les avions décollent le plus souvent de la piste 24G et de la 28, tandis que les atterrissages se font sur les 24G et 24D.

faq_Question10_1F.jpg

 

Avec des vents du nord-est, les avions décollent et atterrissent dans le sens contraire, sur les pistes 06D et 06G.

faq_Question10_2F.jpg

 

La piste 10 est utilisée lors de vents latéraux forts ou comme piste d'appoint.

Différents facteurs, comme des travaux sur une piste ou une voie de circulation, peuvent entraîner une modification du mode d'exploitation habituel.

11. Les décollages sont-ils plus bruyants que les atterrissages ?

En général, les décollages sont plus bruyants parce que les moteurs fonctionnent à pleine puissance. Par contre, certaines manœuvres parfois utilisées à l'atterrissage, comme la poussée inverse, peuvent augmenter le bruit.

12. Pourquoi les avions font-ils plus de bruit en été ?

D'une part, l'été, les gens vivent davantage dehors et laissent leurs fenêtres ouvertes et sont donc beaucoup plus exposés au bruit des avions.

D'autre part, comme il fait plus chaud l'été, l'air est moins porteur et les avions montent moins vite et survolent les abords de l'aéroport à plus basse altitude.

Les conditions atmosphériques telles l'humidité, le vent et la hauteur du plafond nuageux peuvent aussi influer sur la propagation du bruit et la perception qu'on en a.

13. Comment évalue-t-on la gêne sonore à proximité des aéroports ?

À l'instar des autres aéroports canadiens, Aéroports de Montréal utilise principalement les courbes de bruit NEF (Noise Exposure Forecast) pour rendre compte de l'évolution du climat sonore autour de l'aéroport Montréal-Trudeau.

Les courbes NEF sont approuvées par Transports Canada et mises à la disposition des gouvernements municipaux à des fins de planification urbaine. Le système NEF révèle l'ensemble du bruit provenant de tous les types d'aéronefs exploités à un aéroport donné, fondé sur les mouvements des aéronefs réels par piste et sur l'heure du jour et de la nuit. L'élaboration des courbes NEF exige un grand nombre d'opérations mathématiques à l'aide d'un ordinateur.

Plus la valeur de la NEF est élevée, plus la gêne sonore est grande. Transports Canada recommande de ne pas entreprendre de nouvelles constructions résidentielles dans les secteurs où la valeur NEF dépasse 30. Il peut y avoir du mécontentement causé par le bruit des aéronefs dès que la courbe NEF atteint 25. Il est recommandé que les promoteurs soient mis au courant de cette situation et qu'ils fassent de même avec tous les locataires ou acheteurs potentiels de bâtiments résidentiels. De plus, il est suggéré qu'aucun projet de construction résidentielle ne soit entrepris tant que les autorités responsables ne sont pas satisfaites que des caractéristiques d'isolation acoustique ont été incluses, au besoin, dans la construction des bâtiments.

Depuis quelques années, Aéroports de Montréal a recours à un indicateur plus simple d'interprétation, à savoir le niveau de bruit équivalent (Leq). Cet indicateur cumulatif permet de tenir compte de l'intensité et de la fréquence du bruit des avions. Il représente le niveau de bruit moyen pour une durée définie et est exprimé en dB (A). Plus flexible que le NEF, on peut s'en servir pour étudier certains vols seulement, une heure, une semaine, etc. On peut également mesurer le Leq réel à l'aide des capteurs sonores installés sous les trajectoires de vols aux abords de l'aéroport. Son usage n'étant pas spécifique au bruit d'avions contrairement aux NEF, il peut aussi être comparé à des bruits d'autres sources tels trains, autoroutes, etc.

2019-FAQ-Q13-F.jpg

 

 

14. Avec l'augmentation continue du trafic, n'y a-t-il pas plus de mouvements d'avions (atterrissages et décollages) ?

L'augmentation du trafic passagers ne se traduit pas nécessairement par une augmentation des mouvements, puisque les compagnies ont la possibilité d'utiliser des appareils plus gros ou d'accroître leurs taux de remplissage.

Le graphique ci-dessous illustre l'évolution des mouvements d'aéronefs et du trafic passagers à Montréal-Trudeau depuis 2005.

2019-FAQ-Q14-F.jpg

 

 

15. Pourquoi avoir construit l'aéroport Montréal-Trudeau en pleine ville ?

L'aéroport Montréal-Trudeau a été construit en 1940 sur le site d'un ancien hippodrome. L'aéroport était alors entouré de terres agricoles. Les trois photos ci-dessous prises en 1940, 1960 et 1990 montrent comment la ville a progressivement encerclé l'aéroport. Encore aujourd'hui, l'urbanisation se poursuit. On trouve notamment des projets résidentiels haut-de-gamme en cours ou projetés à proximité de l'aéroport et même sous des axes de pistes.

FAQ_Question16_Image1_B.jpg

FAQ_Question16_Image2_B.jpg

FAQ_Question16_Image3_B.jpg

16. Y a-t-il un couvre-feu la nuit à Montréal-Trudeau ?

Non, il n'y a jamais eu de couvre-feu à Montréal-Trudeau. À l'instar de tous les grands aéroports et des autres types d'infrastructures de transport, l'aéroport Montréal-Trudeau est ouvert 24 heures par jour. Toutefois, il y a des restrictions la nuit, particulièrement en ce qui concerne les vols de gros-porteurs commerciaux de plus de 45 000 kg (ex. : Airbus 320, Boeing 737).

Décollages : minuit à 7 h 00

Atterrissages : 1 h 00 à 7 h 00

Toutefois, Aéroports de Montréal (ADM) a le droit et le pouvoir d'accorder des exemptions pour des urgences médicales, des retards hors du contrôle du transporteur et des conditions météorologiques adverses.

Une politique interne stricte est appliquée à cet égard. En particulier, dans le cas des vols réguliers, il s'agit d'un très petit nombre (4 départs en moyenne par jour), et la justification doit s'appuyer sur de solides motifs opérationnels. Les exemptions sont conditionnelles à l'application des mesures d'atténuation du bruit en vigueur.

Notons que les appareils bruyants ne peuvent obtenir d'exemptions pour voler la nuit, soit les appareils Antonov, B727, B737 séries 100 et 200, B747, DC9, DC10, Ilyushin, L1011, MD 80 et MD 11.

17. Pourquoi ne pas cesser les vols la nuit à Montréal-Trudeau ?

L'aéroport demeure ouvert en tout temps pour les urgences, les avions-ambulances ainsi que l'aviation générale (petits appareils privés et généralement peu bruyants). En ce qui concerne les vols commerciaux, les vols nocturnes, y compris les départs avant 7 h 00, sont cruciaux car ils permettent :

POUR LE PASSAGER

  • d'effectuer des voyages aller-retour d'une journée, tout en évitant des nuitées à l'hôtel;
  • de rejoindre en temps opportun plusieurs destinations finales avec des correspondances à d'autres aéroports au Canada et aux États-Unis – par exemple, le vol de 6 h 30 d'Air Canada vers Toronto donne accès à 32 destinations non desservies par vol direct au départ de Montréal-Trudeau;
  • de maximiser la durée des séjours sur les destinations soleil, en partant tôt le matin et en arrivant tard le soir.

POUR LE TRANSPORTEUR

  • de maximiser le temps d'utilisation de ses appareils avec plusieurs rotations sur une période de 24 heures;
  • de maximiser son réseau en harmonisant ses plages de correspondance à ses autres centres (hub) et à ceux de ses partenaires;
  • d'offrir des tarifs concurrentiels et des horaires souples convenant aux besoins des passagers.

POUR LA COLLECTIVITÉ MONTRÉALAISE

  • d'avoir un aéroport concurrentiel et offrant un niveau de service de calibre international;
  • de pouvoir compter sur un vaste choix de destinations et de fréquences;
  • de contribuer au rayonnement et à l'essor économique de la région métropolitaine.

Trafic aujourd'hui

2019-FAQ-Q17-Été-F.jpg

2019-FAQ-Q17-Hiver-F.jpg

 

La grande majorité des mouvements aériens a lieu le jour.