AéroEco
Politique environnementale
Aéroports de Montréal entend améliorer sa performance environnementale de façon continue dans une perspective de prévention de la pollution et de développement durable.
Plus spécifiquement, Aéroports de Montréal s’engage à :
- veiller au respect de la législation applicable en matière d'environnement ainsi qu'aux autres exigences auxquelles ADM souscrit;
- minimiser les impacts environnementaux potentiels associés tant à ses opérations qu'à ses approvisionnements, en veillant à limiter les émissions de contaminants, la consommation d'énergie et la production de déchets;
- gérer les impacts environnementaux découlant de l'exploitation des aéroports et des activités qui y sont poursuivies par les divers intervenants et, notamment, ceux liés au climat sonore;
- planifier le développement de ses territoires dans le respect des contraintes d'accueil des milieux naturel et humain;
- collaborer à l'amélioration de la protection de l'environnement avec les autorités gouvernementales, la communauté ainsi qu'avec les divers intervenants de son milieu;
- sensibiliser ses employés et offrir la formation appropriée, de manière à s'assurer de leur soutien dans l'application de la présente Politique et de leur compréhension de l'importance de l'intégration des facteurs environnementaux dans l'accomplissement de leur tâche quotidienne;
- mesurer et vérifier régulièrement la conformité de ses activités en fonction de sa Politique;
- agir de manière à pouvoir maintenir sa certification ISO 14001.
Le maintien d’une cohabitation harmonieuse avec le milieu, en particulier en ce qui a trait à la protection de l’environnement, fait partie intégrante de la mission d’ADM. Aussi s’est-elle dotée d’une politique environnementale qui énonce clairement ses engagements en ce domaine. De plus, elle a posé des gestes importants afin de réduire l’émission de gaz à effet de serre (GES) de même que l’impact environnemental de ses activités en général. Mais elle ne compte pas s’arrêter là. Elle poursuit également la réalisation de divers programmes destinés à préserver l’environnement et à favoriser un développement durable.
Partenariats
ADM participe, en collaboration avec d’autres organismes, à plusieurs initiatives liées à la protection de l’environnement :
- Plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise;
- Déclaration d’engagement à lutter contre les changements climatiques de l’industrie de l’aviation mondiale (ACI World Airports - Council International) en vue d’une croissance nulle des émissions de carbone et, éventuellement, d’un avenir dépourvu de carbone (déclaration signée lors du Sommet sur l’aviation et l’environnement);
- Adhésion aux objectifs environnementaux d’ACI-NA (Airports Council International – North America)
Aéroports de Montréal a mis en œuvre un système intégré de gestion environnementale (SGE) pour lequel elle a obtenu, en 2000, la certification ISO 14001. En 2010, cette certification a été reconduite à la suite d’un audit effectué par une firme indépendante. Reposant sur des procédures et des instructions de travail précises ainsi que sur des programmes d’amélioration continue, ce système assure un encadrement rigoureux et cohérent des activités, des produits ou des services susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement. Ce système fait appel à la collaboration de tous les employés.
Certification BOMA BESt
L’aérogare de Montréal-Trudeau a reçu la certification BOMA BESt (anciennement Visez Vert Plus), devenant ainsi l’une des premières installations aéroportuaires canadiennes reconnues pour sa saine gestion environnementale. Décernée par l’Association des propriétaires et des gestionnaires d’immeubles, cette certification reconnaît les efforts consentis pour améliorer la performance environnementale d’un immeuble commercial, y compris les économies d’énergie.
Reconnaissances
Centrale thermique
- Prix Energia de l’Association québécoise de la maîtrise de l’énergie
- Prix Mercure – efficacité énergétique de la Chambre de commerce du Québec
Programme Econo-Ecolo Pratique
Deuxième prix dans le cadre de la journée En ville sans ma voiture, Leaders en transport durable (Edition 2009)
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Qui dit développement durable, dit également transport durable. Chez ADM, la réduction des émissions de gaz à effet de serre liées au transport est une préoccupation de premier plan. La Société a donc adopté une série de mesures à cet effet.
Remplacement du parc roulant
La flotte de véhicules d’Aéroports de Montréal est constituée de 94 véhicules légers et de 123 véhicules lourds. Le matériel roulant y compris les navettes de stationnement représente près de 30 % des émissions totales générées par ses activités, ce qui en fait la deuxième source de gaz à effet de serre (GES). La flotte de véhicules légers génère des émissions de GES de l’ordre de 800 tonnes de CO2 par année.
ADM vise donc à optimiser son parc de matériel roulant en utilisant des véhicules moins énergivores ou des combustibles moins polluants.
Actions concrètes mises de l’avant par ADM :
- Conversion des véhicules à l’utilisation de combustibles moins polluants (propane, hydrogène, véhicules hybrides)
- Remplacement des véhicules hautement énergivores par des véhicules plus économes en énergie
- Campagne de sensibilisation à la marche au ralenti
- Adhésion au programme allégo
- L’Aérotrain, navette ferroviaire entre l’aéroport Montréal-Trudeau et le centre-ville de Montréal
Aéroports de Montréal a signé une entente de trois ans avec Budget Propane pour l’utilisation du propane comme carburant. Cette entente s’inscrit dans le projet-pilote visant à l’utilisation du propane comme carburant de remplacement à l’essence à l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal pour lequel Budget propane a reçu une subvention de l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec.
Le projet comprend les volets suivants :
- Conversion d’une vingtaine de véhicules au propane,
- Formation des employés d’ADM pour l’entretien des véhicules
- Formation spécifique pour les conducteurs
- Installation d’une station de remplissage sur le site aéroportuaire
Les données actuelles démontrent que les véhicules qui fonctionnent au propane émettent environ 20 % moins de GES.
La réduction des émissions de GES sera validée par l’École de technologie supérieure.
Par ailleurs, ADM a participé à un projet de démonstration qui consistait à implanter l’utilisation des technologies de l’hydrogène et de piles à combustible sur le site de l’aéroport Montréal-Trudeau. Le recours à l’hydrogène comme vecteur d’énergie constitue une solution de rechange prometteuse pour remplacer l’essence dans les voitures.
Ce projet a été développé en collaboration avec Air Liquide Canada, le ministère des Ressources naturelles du Canada et l’Agence de l’efficacité énergétique (AEE) du Québec, et avec la participation de 14 autres entreprises, cette initiative visait à mettre à l’essai plusieurs technologies de l’hydrogène ainsi qu’une structure de ravitaillement. Air Liquide fournissait l’hydrogène de même qu’une station-service unique pouvant ravitailler plusieurs véhicules à la fois et remplir des bouteilles portables d’hydrogène.
Durée du projet à Montréal-Trudeau : d’avril 2009 au 31 mars 2011
En décembre 2008, Aéroports de Montréal adhérait au programme allégo – une démarche de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) visant à promouvoir des choix de transport attrayants et compétitifs à l'automobile en solo, sur les lieux de travail et d'études (transports en commun, covoiturage, vélo, marche).
Grâce au soutien du Centre de gestion des déplacements de Développement économique Saint-Laurent, ce programme a connu un vif intérêt auprès des employés d’ADM et aujourd’hui, 27 % d’entre eux y participent. Cette participation a valu à ADM le deuxième prix dans le cadre de la journée En ville sans ma voiture, Leaders en transport durable (Édition 2009) et d'être lauréate dans la catégorie "Entreprise" du Gala de reconnaissance en environnement et développement durable de Montréal. Cette nomination reconnaît les efforts consentis par Aéroports de Montréal pour la réduction de la dépendance à l'automobile, par son programme Écono-Écolo-Pratique (édition 2011).
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L’amélioration de l'efficacité énergétique a des effets positifs sur le plan économique (diminution des coûts énergétiques) aussi bien qu’environnemental (réduction des émissions de gaz à effet de serre) et social (amélioration du confort des employés et des passagers de l'aérogare).
Architecture et ingénierie
Tous les projets de modification des installations font l'objet d'une évaluation environnementale pour s’assurer qu’ils respectent les critères environnementaux de construction.
Chauffage, ventilation, air climatisé (CVAC)
Aéroports de Montréal a fait au cours des dernières années d’importants efforts de réduction de la consommation énergétique à la source de l'aérogare Montréal-Trudeau. Grâce aux améliorations apportées au système de CVAC, la consommation énergétique moyenne annuelle normalisée a baissé de 627 kJ au mètre carré entre 2001 et 2004, à 365 kJ entre 2005 et 2008, une réduction de 42 %.
D’importantes améliorations techniques ont été apportées au système de CVAC afin d’en optimiser le rendement et de procurer de l’énergie à la demande, ce qui permet de minimiser les pertes :
- Remplacement des portes extérieures coulissantes par 10 portes tournantes
- Optimisation de l'éclairage naturel et de la demande en climatisation par l'installation et le contrôle de stores motorisés "intelligents"
- Climatisation gratuite par la maximisation de la circulation d'air neuf lorsque la température extérieure se situe entre 5 et 20 °C
- Ventilation à la demande (VAD) par la modulation des systèmes de ventilation en fonction de la demande des locaux desservis
- Modulation de la température de l’air d'alimentation en fonction de la température des espaces desservis
- Établissement d'un horaire de fonctionnement de l’équipement CVAC selon les modes « occupé » et « inoccupé »
- Contrôle de la pression des pompes de distribution d’eau chaude et d’eau refroidie en fonction de la demande des unités terminales
- Arrêt des ventilateurs des systèmes d'air neuf extérieur par températures extrêmes
Centrale thermique
La nouvelle centrale thermique de l’aéroport de Montréal-Trudeau, mise en service en 2003, est un modèle d’efficacité énergétique. Les ingénieurs d’ADM ont en effet développé et appliqué à la centrale des concepts novateurs. Cela a valu à ADM la reconnaissance de deux organismes d’importance dans le domaine de l’efficacité énergétique : un prix Energia de l’Association québécoise de la maîtrise de l’énergie et un prix Mercure en efficacité énergétique de la Chambre de commerce du Québec.
La nouvelle centrale thermique a permis d’augmenter de 70 % l’efficacité énergétique par rapport à l’ancienne. Ceci a été mesuré après la mise en service de la nouvelle centrale, qui utilise de la technologie et du matériel de chauffage et de climatisation plus efficaces.
La Société a également réussi à réduire la part relative de carburants fossiles (gaz naturel et mazout) requis pour le chauffage du complexe aéroportuaire par l'installation d'une nouvelle chaudière électrique. Ceci réduit considérablement les émissions de gaz à effet de serre.
D’autres mesures ont également réduit les coûts énergétiques et l'empreinte environnementale de l'aéroport Montréal-Trudeau et donc contribué au développement durable, telles que l’installation de régulateurs de vitesse sur les escaliers roulants, l’utilisation d’un système dédié d’apport d’air neuf, l’installation de refroidisseurs à récupération de chaleur, la construction d’un stationnement souterrain chauffé par du matériel à l’eau chaude à basse température utilisant la chaleur récupérée et l’installation d’humidificateurs à récupération d’eau.
L’immense fenestration des jetées internationale et transfrontalière offre une magnifique vue mais elle entraîne aussi un gain de chaleur solaire qu’il faut combattre afin de réduire les besoins en climatisation.
Pour cela, ADM a entrepris en 2007 un projet de gestion de l’énergie solaire avec le Réseau de recherche sur les bâtiments solaires de l’Université de Concordia et Somfy, la compagnie qui fabrique les stores motorisés de l’aéroport.
Résultat : des stores motorisés intelligents à la fine pointe de la technologie, commandés par le système de gestion des bâtiments de l’aéroport, doté de capteurs de luminosité et d’actuateurs programmés pour minimiser l’utilisation d’énergie pour l’éclairage et la climatisation et déterminant l’ouverture des stores en fonction des taux de luminosité et des températures intérieures et extérieures.
Toutes les huit minutes, le système mesure le niveau d’ensoleillement et la température dans les différentes zones, ce qui détermine le mouvement des stores. L’objectif est de maintenir un éclairage naturel suffisant tout en réduisant la consommation d’énergie liée à l’éclairage et à la climatisation et en assurant le confort des passagers.
Ce projet s’inscrit dans une démarche de gestion globale de l’énergie et représente une nouvelle approche d’amélioration de l’efficacité énergétique de nos bâtiments.
Remplacement de matériel
ADM a également remplacé la plupart des groupes électrogènes utilisés pour l’alimentation des aéronefs au sol par des prises d’alimentation électrique de 400 Hz incorporées dans les passerelles. Cette initiative permet aux compagnies aériennes d’utiliser ces unités plutôt que les groupes auxiliaires fonctionnant au diesel, qui émettent davantage de gaz à effet de serre.
Pour ce qui est de l’éclairage, ADM privilégie désormais pour l’ensemble de ses feux de pistes et de voies de circulation l’utilisation d’ampoules DEL qui sont trois fois moins énergivores que les ampoules traditionnelles.
Les écrans d’ordinateur et d’affichage à tube cathodique ont également été remplacés par des écrans ACL dont la consommation d’énergie est inférieure d’environ 60 %. Depuis les trois dernières années, près de 800 postes de travail, écrans d’affichage, postes opérationnels et portables ont été remplacés, tant dans les aérogares que dans les bureaux. Ce remplacement massif a généré une économie d’énergie totalisant 500 MWh.
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ADM s’est dotée d’une politique environnementale qui prévoit notamment la planification du développement de ses territoires dans le respect des contraintes d’accueil des milieux naturel et humain.
Marais ADM
Aéroports de Montréal s’est engagée auprès de l’arrondissement de Saint-Laurent et de la Ville de Montréal à affecter une parcelle de 26 hectares à la création d’un parc de conservation régional à l’extrémité nord du territoire de l’aéroport Montréal-Trudeau. D’une superficie équivalant à 33 terrains de football, la parcelle comprend un grand marais, des marécages ainsi qu’une forêt naturelle mature (hêtraie). Drainé par le ruisseau Bertrand qui coule vers la rivière des Prairies, le marais accueille castors et rats musqués.
Politique de l’arbre
ADM participe également à des projets de mise en valeur des milieux naturels et de plantation d’arbres destinés à améliorer le patrimoine écologique de la région montréalaise. C’est dans cette optique que la Société a adopté une politique de l’arbre qui vise principalement à protéger les secteurs à valeur écologique élevée sur les terrains de l’aéroport. Un inventaire forestier a été réalisé à cet effet dans les secteurs en développement à l’aéroport Montréal-Trudeau. Un projet de plantation d’arbres est en déploiement à Saint-Laurent alors que des discussions sont en cours pour des projets à Dorval et Pointe-Claire.
Boisé Marcel-Laurin à Saint-Laurent
La participation d’Aéroports de Montréal à ce projet vise particulièrement la mise en valeur de l’habitat du monarque par l’ensemencement de plantes herbacées indigènes (asclépiade) qui favorisent la reproduction et l’alimentation de ce papillon. De plus, la contribution d’ADM permettra de restaurer des habitats originaux envahis par le nerprun (plante envahissante). Des arbres et des arbustes y seront plantés au printemps 2010.
Tourbière de Mirabel
Les terres humides sont, avec les terres agricoles et les forêts, d’ importants milieux de vie. Elles représentent bien plus qu’un habitat pour de nombreuses espèces de plantes et d’animaux en voie de disparition; elles sont un élément vital des écosystèmes et des économies de différents pays du monde entier. La tourbière de Mirabel est l’une des plus importantes des basses terres du Saint-Laurent et présente à ce titre un grand intérêt pour les organismes de recherche. Voilà pourquoi ADM tient compte des fonctions écologiques et socioéconomiques de la tourbière lors de la planification de son territoire.
Cette tourbière ombrotrophe – c'est-à-dire qui est alimentée exclusivement par de l’eau de pluie – s’étend sur environ 1,7 km2 et est constituée d’une zone centrale à sphaignes et à éricacées. La tourbe s’est accumulée pendant des milliers d’années pour atteindre une épaisseur maximale de 3,30 m dans la partie centrale de la tourbière. (ajouter une carte)
ADM a procédé à une évaluation biophysique de la zone nord-ouest de l’Aéroport Montréal-Mirabel ainsi qu’à une évaluation des impacts potentiels sur la réserve en eau de la tourbière et de la région périphérique.
Les principales fonctions écologiques et socioéconomiques répertoriées de la tourbière de Mirabel sont les suivantes :
- Alimenter les réserves en eau (zone de recharge pour la réserve en eau de la région et alimentation des puits d’eau potable des riverains);
- Constituer un puits de carbone (la tourbière piège environ 170 000 tonnes de carbone sous forme de tourbe, et d’autres polluants);
- Conserver la biodiversité des espèces (76 espèces végétales ont été dénombrées de même qu’un large éventail d’oiseaux, de mammifères et de reptiles).
ADM a pris les mesures suivantes pour protéger la tourbière :
- La protection du territoire à l’emplacement même de la tourbière;
- La détermination d’une bande de protection de 50 mètres dans laquelle des restrictions s’appliquent lors de travaux de construction, de sorte à ne pas modifier les conditions hydriques de la tourbière.
Déneigement et déglaçage des aires de manœuvre
Compte tenu des conditions hivernales exceptionnelles qui prévalent au Québec, le déneigement et le déglaçage des pistes sont d’une importance cruciale pour ADM. Les aéroports de Montréal n’ont jamais fermé, même pas l’hiver! Chaque année, 1100 tonnes de dégivrant sont nécessaires pour assurer l’entretien des aires de manœuvre aux aéroports Montréal-Trudeau et Montréal-Mirabel.
Jusqu’à tout récemment, on dégivrait les aires de manœuvre principalement avec de l’urée, moins corrosive que les sels utilisés pour les routes. Cependant, l’urée a un impact sur l’environnement puisqu’elle réduit l’oxygène disponible pour la faune et la flore. Il existe toutefois d’autres produits moins nocifs comme l’acétate de potassium et le formiate de sodium. ADM a procédé à des études pour s’assurer qu’ils étaient tout aussi efficaces et qu’ils n’entraînaient aucun risque pour la sécurité. Grâce à ces produits de remplacement, ADM a déjà réduit considérablement l’utilisation de l’urée et compte l’éliminer complètement à Montréal-Trudeau d’ici 2011.
Récupération du glycol
On utilise le glycol, mélangé à l’eau, pour le dégivrage des avions. Si ce produit se retrouve en trop grande quantité dans les cours d’eaux, il peut être néfaste pour la faune et la flore aquatiques. ADM a investi près de 40 millions $ dans la construction d’un centre de dégivrage à l’aéroport Montréal-Trudeau, qui permet de récupérer les dégivrants usés par un système de conduites souterraines. Ce système protège ainsi les cours d’eau.
Grâce à des technologies de pointe, les camions de dégivrage – munis de senseurs – peuvent mieux cibler l’application de dégivrant et en augmenter l’efficacité, réduisant ainsi la quantité utilisée tout en respectant les normes de sécurité les plus élevées.
Une certaine quantité de dégivrant pouvant être recyclée, ADM, avec ses partenaires, a consenti des efforts pour mettre en place un système de récupération de ces produits en vue de les valoriser et, éventuellement, de les réintroduire dans le processus de dégivrage.
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Déterminée à adopter une stratégie efficace de gestion des produits en fin de vie et des déchets qui en découlent afin de réduire au minimum son empreinte écologique, ADM a apporté d’importants changements à ses opérations et à ses processus.
- Mise en place d’un programme de récupération des matières résiduelles domestiques à l’aéroport Montréal-Trudeau en vue de leur recyclage;
- Installation de bacs à trois voies partout dans l’aérogare;
- Installation de bacs de récupération des cellulaires (Programme Cellàrecycler) et des piles;
- Valorisation des matières dangereuses.
Matériaux de construction (béton et asphalte)
- Récupération du ciment et de l’asphalte lors de travaux de réfection des pistes et des chaussées, et concassage sur place de ces derniers afin de les réutiliser comme granulats pour les fondations de tabliers et pour niveler les routes périphériques (en 2009, 58 000 tonnes de béton et d’asphalte ont été récupérées);
- Récupération de l’acier utilisé comme armature à des fins de recyclage (en 2009, ADM a pu récupérer 50 tonnes d’acier provenant d’armatures et de goujons);
- Recyclage de ces matériaux sur place, éliminant ainsi leur transport vers des sites d’enfouissement et le transport de granulats vers les chantiers, et réduisant les émissions de GES.
Exemple de recyclage réussi – Démolition des bâtiments industriels / cargo
En 2008, ADM procédait à la relocalisation des bâtiments industriels / cargo de l’aéroport Montréal-Trudeau afin d’étendre le tablier principal vers l’ouest. La plupart des bâtiments à démolir étaient âgés de plus de 50 ans. Les travaux de démolition ont été menés de façon à récupérer le maximum de matériaux recyclables, et ce, malgré les difficultés que présentait ce projet en raison de la présence d’amiante et de peinture à base de plomb. ADM a pu récupérer 90 % du volume total de matériaux soit l’équivalent de 74 % en poids.
Mobilier et fournitures de bureau
Lors du déménagement de son siège social, ADM a conservé, reverni ou repeint 30 % de son mobilier (bureaux, classeurs, fauteuils, tables de conférences, bibliothèques, etc.) afin de le réutiliser dans les nouveaux espaces.
Le fournisseur du nouveau mobilier a, tel qu’entendu avec ADM, repris le reste du mobilier usagé pour qu’il puisse être récupéré et revendu.
Quand aux fournitures, elles ont été déménagées aux nouveaux bureaux administratifs ou envoyées à l’aérogare de Dorval, alors qu’une petite partie a été donnée à la garderie voisine du siège social.
Réduction de la consommation et préservation de l’environnement
Par ailleurs, ADM a pris de nombreuses autres mesures en vue de réduire la consommation et de préserver l’environnement :
Produits écologiques
- Utilisation de produits d’entretien écologiques et certifiés par Green Seal®, EcoLogoTM de Terra Choice ou possédant toute autre certification environnementale;
- Réduction de l’inventaire des matières dangereuses (en date de janvier 2010 : 20 % des produits achetés par les magasins étaient plus écologiques qu’en 2007);
- Utilisation, depuis 2007, de peinture écologique sans COV (composés organiques volatils) par les peintres d’ADM.
- Réduction de la consommation de papier
En vue d’éliminer le plus possible la consommation de papier dans le cadre de ses opérations, ADM a mis en place de nombreuses mesures qui font notamment appel à l’électronique :
Mise en place d’un système informatisé de facturation des frais aéronautiques (Airport 20/20) qui élimine l’impression de rapports d’analyse et de factures, et qui permet d’automatiser la comparaison des rapports de vol Nav Canada à ceux de SGAT et de générer et d’analyser électroniquement tous les rapports d’exception;
- Regroupement des différentes charges par vol sur une seule et même facture;
- Réduction du nombre de cycles de facturation mensuels;
- Sauvegarde électronique des copies de factures, des pièces jointes aux factures de stationnement des employés et aux frais de transport nolisés;
- Transmission électronique des factures aux entreprises qui acceptent ce type de traitement;
- Traitement électronique des notes de crédits;
- Achat de papier de bureau contenant un minimum de 30 % de fibres recyclées et certifié Choix Environnemental;
- Rapport annuel de l’entreprise imprimé sur du papier certifié FSC contenant 30 % de fibres de postconsommation, sans chlore et sans acide, et accès à une version PDF du rapport sur le site Web d’ADM;
- Informatisation des salles de réunion du siège social afin d’y tenir des réunions sans papiers.
Grâce à ces mesures, ADM a pu réduire de plus de 86 % le volume de papier utilisé pour la facturation seulement.
Guide des évènements écoresponsables
ADM a élaboré un guide qui permet de limiter les impacts environnementaux des évènements et des réunions d’affaires. Le guide s’appuie sur des barèmes simples et conviviaux inspiré de l’aide-mémoire élaboré par la Ville de Montréal. Il vise la sensibilisation des employés, des organisateurs, des fournisseurs et des participants ainsi que l’amélioration continue des pratiques.
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Contrôle de la faune
La présence d’oiseaux et d’animaux sauvages dans un aéroport peut interférer avec les activités aéroportuaires et, par conséquent, représenter un risque potentiel pour la sécurité.
Afin de réduire les risques liés aux activités de la faune à l’aérodrome et dans les environs, ADM utilise les services de fauconniers, qui emploient des méthodes très écologiques. Cette équipe, le Groupe Prévost-Fortin inc., appuie le Service d’incendie d’ADM en matière de gestion de la faune. Elle regroupe cinq fauconniers et quatre « employés aviaires » : trois buses de Harris et un faucon hybride gerfaut-pèlerin nommé Mustang.
Conformément aux normes et règlements émis par Transports Canada, ADM s’est dotée d’un plan de contrôle de la faune. Grâce à celui-ci, le nombre d’impacts d’animaux sur son territoire se situe entre 2,4 et 2,6 par 10 000 mouvements, soit en-deçà du seuil de 3 établi par Transports Canada. Précisons qu’un impact est reconnu s'être produit lorsqu’un pilote ou un membre du personnel au sol a signalé un contact, si mineur soit-il, avec un oiseau ou un animal, ou lorsqu’on rapporte la présence de restes d’animaux à une distance de 200 mètres ou moins de la ligne médiane d’une piste. Ces impacts peuvent se produire plus fréquemment à l’atterrissage, lorsque l’appareil est en phase de roulement, qu’au décollage.
Espèces présentant des risques
Le plan de gestion de la faune d’ADM est basé sur un inventaire de toutes les espèces vivant sur le territoire aéroportuaire, et sur une analyse de leurs caractéristiques et de leur comportement. Cette étude a permis de classifier les espèces en fonction du risque qu’elles représentent et d’établir celles qui doivent être gérées en priorité. Parmi celles-ci, mentionnons :
Les sauterelles, criquets et grillons, de même que les micromammifères (souris, campagnols, mulots), non parce qu’ils comportent un risque en eux-mêmes, mais parce qu’ils attirent bon nombre d’oiseaux et d’animaux qui s’en nourrissent.
- Les bernaches du Canada, susceptibles de causer plus de dommages en raison de leur grande taille et du fait qu’elles se déplacent en groupes. De plus, leur vol étant relativement lent, leur capacité d’éviter les aéronefs est réduite.
- Les crécerelles d’Amérique, souvent vues à l’aéroport alors qu’elles chassent les insectes au-dessus des pistes.
- Les étourneaux sansonnets, les goélands à bec cerclé, et les hirondelles à front blanc et rustiques. Présents en grand nombre à l’aéroport, ces oiseaux forment de grands groupes.
- La marmotte commune et le renard roux. Ce sont les mammifères les plus abondants sur le site et quelques impacts leur ont été attribués au cours des dernières années.
- Bien que rarement observé sur le territoire, le castor est tout de même surveillé car il peut attirer des prédateurs tels que le coyote et la sauvagine. Une pouponnière a été repérée et contrôlée dans l’immense marais situé sur le territoire de l’aéroport.
Méthodes de contrôle
L’équipe de gestion de la faune patrouille quotidiennement le territoire de l’aérogare à pied ou en voiture. Elle étudie le comportement des oiseaux et des animaux, et analyse le contenu de l’estomac des spécimens trouvés morts sur le site, afin de connaître leurs habitudes et de savoir comment les déjouer. Les approches employées à cette fin se divisent en deux catégories :
1. Les techniques dites passives, qui consistent à modifier les habitats sur le territoire aéroportuaire afin de le rendre inhospitalier pour les oiseaux et les animaux :
- Tonte du gazon à un minimum de 15 cm, pour que les insectes, vers et micromammifères ne puissent être repérés par leurs prédateurs;
- Épandage d’insecticide spécifique aux espèces visées, localisé aux secteurs problématiques (abords des pistes), à certaines périodes de l’année avant que les insectes ne soient au stade adulte;
- Recouvrement des bassins de rétention d’eau par des balles flottantes (birds balls) pour empêcher les oiseaux aquatiques de s’y poser;
- Affiches avisant le personnel et les visiteurs de ne pas nourrir les animaux;
- Démantèlement des nids d’oiseaux (avant la saison de la ponte);
- Disposition de bandes à piques sur les enseignes ou sur toute autre structure pouvant servir de perchoir.

2. Les techniques dites
actives, qui visent à éloigner, enlever ou exclure les animaux du terrain de l’aéroport :
- Fauconnerie (chasse avec faucons ou buses entraînés pour disperser ou capturer les oiseaux), en association ou non avec l’équipe canine;
- Répulsifs auditifs (canons, imitation du cri de détresse de diverses espèces, détonateurs reproduisant un coup de fusil, fusées pyrotechniques);
- Répulsifs visuels (carcasses d’oiseaux laissées en évidence aux endroits stratégiques pour décourager leurs congénères de s’y poser);
- Répulsifs olfactifs, tels qu’épandage d’urine de loup;
- Trappes, cages, pièges, collets pour capturer oiseaux et mammifères et les relocaliser;
- Capture, stérilisation et relocalisation des renards et castors.
Enfin, l’équipe de gestion de la faune est chargée de la formation des pompiers, des équipes de terrain et des membres de la Sûreté d’ADM afin que ceux-ci contribuent à l’application du plan de contrôle de la faune.
Partenariats
Certaines activités de gestion de la faune d’ADM sont menées en partenariat avec des intervenants externes. Par exemple, le Biodôme collabore au programme de stérilisation et de relocalisation des renards, et la Ville de Montréal contribue à une initiative semblable concernant les castors. Une étude conjointe avec l’Université McGill portant sur les crécerelles est également en cours depuis trois ans. Enfin, la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal coopère avec l’équipe d’ADM pour la capture et la réhabilitation des oiseaux de proie blessés.
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